Théâtre : Quand la mer monte, le rideau se lève en fanfare
Midi Libre - 6 octobre 2005
D'une soirée que l'on aurait pu juger a priori préfabriquée (la projection d'un film sorti il y a deux ans et un spectacle pas
vraiment nouveau), ou plutôt pas à la mesure d'une soirée de lancement d'une saison théâtrale à Nîmes,
est née une véritable rencontre.
A cela deux raisons décisives : le choix de la personnalité mise en exergue, Yolande Moreau, et le déplacement depuis
Steenwerk des porteurs de Totor, le géant du film projeté hier soir en ouverture : Quand la mer monte,
coréalisé par l'ex-Deschiens.
Ce sont ces acteurs - Yolande Moreau en tête (lire ci-contre) - qui ont insufflé hier soir de ces moments de vie qui, tout en
préparant le spectateur à sa soirée, ont permis une rencontre précieuse entre Nîmois et Nordique.
On peut donc se réjouir de la venue de Totor et de sa fanfare lilloise qui ont offert le croisement - le temps d'entractes certes - de ces
deux terres frappées de tradition.
On a même pu voir se pointer l'heure fatidique (19 heures, horaire de la projection) avec un certain regret, surtout lorsque ces gars
du Nord, ayant offert au public les paroles de la BO du film, reprirent en chœur :
Quand la mer monte, j'ai hôôônte, j'ai hôôônte...
Partie timidement de la Maison carrée, la déambulation monta crescendo jusqu'au théâtre.
Là, on se prit même à regretter que la projection ne se déroule à même la place de la Calade, histoire de
laisser libre cours au sens festif des porteurs de Totor III et de leurs cuivres.
Car on y rejouait des scènes du film, en direct.
Certes ils auront bien joué les prolongations, mais à 19 h 15, après un dernier refrain, il a bien fallu fermer les
portes du théâtre et dérouler l'écran.
A regret. Heureusement, le café de la Calade juste en face du théâtre avait préparé ses fûts.
Histoire de patienter jusqu'à l'entracte. Merci les gars !
Stéphane BONNEFOI
Yolande sous les jupes à Totor
Le succès de la soirée d'hier - qui se renouvelle dans les mêmes termes ce soir- doit beaucoup à la personnalité
de Yolande Moreau.
Simple jusque dans les regards attendris qu'elle porte à ses amis de Steenwerk (Nord), venus bénévolement sur leurs
congés animer ces deux soirées nîmoises.
Avec le plus grand naturel, la comédienne se "glissa" sous les jupes du géant pour une valse pas vraiment légère
(Totor III pèse 125 kgs) sur le parvis de la Maison carrée.
Disponible, tout sourire, elle fut omniprésente auprès du public, et fut donc pour beaucoup dans ce régénérateur
vent du Nord qui souffla hier sur le théâtre.
S.B.
Et retrouvez bientôt le reportage photo de ces journées.
Une "Yolande Moreau" géante pour la projection de "Quand la mer monte..." ce soir
Yolande est de sortie et c'est géant !
Nord Eclair - 16 Juillet 2005
Qu'est-ce qui mesure plus de 3 mètres, porte une robe rayée et sera au cœur de
"Tourcoing Plage Festival" cet été ?
Réponse : la géante à l'effigie de Yolande Moreau conçue par des mamans du
Blanc-Seau.
Elle égayera la projection de "Quand la mer monte" ce soir à 23 heures.
Pendant une dizaine de jours, de grands enfants ont découpé, collé, peint, en un mot :
"bricolé" dans leur atelier secret de l'école Jacques Prévert, rue du Halot.
Derrière ces mains habiles se cachent Josefa, Carmen et Elizabeth, des mamans du Blanc Seau, très
investies dans la construction de leur "Yolande géante" aux côtés de Ludovic Trény,
décorateur de théâtre de rue et de cinéma.
Chaque année, en marge de "Tourcoing Plage", l'ACT (Association Culturelle Tourquennoise) organise la
diffusion d'un film en plein air.
Lors des projections, pour parer les berges de leurs plus beaux atours : rien de tel qu'un décor haut en
couleurs, fabriqué par les Tourquennois !
Gilles Deroo, responsable du projet, a donc lancé un appel au quartier du Blanc Seau afin d'y recruter des
volontaires prêts à se retrousser les manches...
La réponse ne s'est pas fait attendre, quatre femmes de caractère se sont manifestées et ont
mis du cœur à l'ouvrage pour que leur géante soit fin prête.
Elizabeth, 38 ans, garde un excellent souvenir de cette aventure :
"Cela nous a permis d'être ensemble, entre vadrouilleuses du Blanc Seau", plaisante-t-elle.
"Ces dix jours d'atelier nous ont appris plein de choses, comment créer une structure de bois, travailler
les matériaux, peindre..."- "Et ça nous fait un peu sortir de chez nous !",
ajoute Carmen en passant une deuxième couche de vert sur le poireau qui doit garnir le sac de Yolande.
Ravies du résultat
Deux mètres de hauteur en position assise, trois mètres cinquante lorsqu'elle est debout,
la géante porte bien son nom !
Vêtue d'une robe marine rayée comme Irène (le personnage de Yolande Moreau dans le film),
elle se cache derrière un masque de théâtre et tient un poussin, clin d'œil au surnom
de Dries, son amoureux à l'écran.
Sa fabrication s'est déroulée sans encombres si on en croit Ludovic Trény :
"Sous sa robe, il y a une structure de bois recouverte de grillage.
On l'a remplie de mousse pour mieux y apposer ses vêtements et il a fallu consolider sa tête avec
du panier journal", explique-t-il.
Plasticien, concepteur de décors pour le théâtre, le cinéma et la télévision,
le jeune homme a beaucoup apprécié celte expérience :
"C'est très sympa de faire participer ces dames au projet, ça fait plaisir de voir qu'elles
s'amusent au fur et à mesure que le personnage prend vie.
Mon but c'est qu'elles soient contentes du résultat."
Avec Valérie Vanhuffel. animatrice au centre social Boilly et grande amatrice d'arts plastique, ils auront
donc passé dix folles journées, riches en rigolades et en creativité...
et ils peuvent être fiers du résultat !
Mélanie Moriti
Au programme de Plage aujourd'hui (dès 9h) :
en journée, Beach Volley Tour A 20h30, concert de Jaune Toujours (groupe bruxellois qui mélange rock,
ska, musique tzigane).
A 23h, cinéma en plein air : "Quand la mer monte".
Ludovic Trény, Valérie Vanhuffel et leurs » Drôles de dames " réunis autour de leur Yolande géante.
À la sortie du film -
Après les césars -
À l'étranger -
Au Canada -
Semaine de l'humanité
Interview de Gilles Porte -
Portrait sur Libération -
Carte blanche à Yolande Moreau